Maladie

Fièvre catarrhale du mouton ou maladie de la langue bleue

La fi èvre catarrhale du mouton ou maladie de la langue bleue est une maladie virale
non contagieuse qui touche les ruminants domestiques et sauvages (essentiellement les
ovins mais aussi les bovins, les caprins, les buffl es, les antilopes, les cerfs, les wapitis
et les camélidés). L’infection se transmet par de petits insectes piqueurs appartenant à
certaines espèces du genre Culicoides.

Fiches maladies (Santé animale)

Maladies, infections et infestations communes à plusieurs espèces

  • Brucellose (Brucella abortus)
  • Brucellose (Brucella melitensis)
  • Brucellose (Brucella suis)
  • Cowdriose
  • Encéphalite japonaise
  • Encéphalomyélite équine (de l'Est)
  • Fièvre aphteuse
  • Fièvre catarrhale du mouton
  • Fièvre charbonneuse
  • Fièvre de West Nile
  • Fièvre hémorragique de Crimée-Congo
  • Fièvre Q
  • Infection à Echinococcus granulosus
  • Infection à Echinococcus multilocularis
  • Infection à Trichinella spp.
  • Infection par le virus de la fièvre de la Vallée du Rift
  • Infection par le virus de la maladie d’Aujeszky
  • Infection par le virus de la peste bovine
  • Infection par le virus de la rage
  • Maladie hémorragique épizootique
  • Myiase à Chrysomya bezziana
  • Myiase à Cochliomyia hominivorax
  • Paratuberculose
  • Surra (Trypanosoma evansi)
  • Tularémie

Maladies et infections des bovins

  • Anaplasmose bovine
  • Babésiose bovine
  • Campylobactériose génitale bovine
  • Dermatose nodulaire contagieuse
  • Diarrhée virale bovine
  • Encéphalopathie spongiforme bovine
  • Infection à Mycoplasma mycoides subsp. mycoides SC (Péripneumonie contagieuse bovine)
  • Leucose bovine enzootique
  • Rhinotrachéite infectieuse bovine/vulvovaginite pustuleuse infectieuse
  • Septicémie hémorragique
  • Theilériose
  • Trichomonose
  • Trypanosomose (transmise par la mouche tsé-tsé)
  • Tuberculose bovine

Maladies et infections des ovins et des caprins

  • Anémie infectieuse des équidés
  • Dourine
  • Encéphalomyélite équine de l'Ouest
  • Encéphalomyélite équine vénézuélienne
  • Grippe équine
  • Infection par l'herpesvirus équine 1 (EHV-1)
  • Infection par le virus de l’artérite équine
  • Infection par le virus de la peste équine
  • Métrite contagieuse équine
  • Morve
  • Piroplasmose équine

Maladies et infections des suidés

  • Cysticercose porcine
  • Encéphalite à virus Nipah
  • Gastro-entérite transmissible
  • Infection par le virus de la peste porcine classique
  • Peste porcine africaine
  • Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc

Maladies et infections des oiseaux

  • Bronchite infectieuse aviaire
  • Bursite infectieuse (maladie de Gumboro)
  • Chlamydiose aviaire
  • Hépatite virale du canard
  • Infection par le virus de la maladie de Newcastle
  • Infection par les virus de l'influenza aviaire
  • Infection par les virus de l’influenza A de haute pathogénicité chez les oiseaux autres que les volailles, oiseaux sauvages compris
  • Laryngotrachéite infectieuse aviaire
  • Mycoplasmose aviaire (Mycoplasma gallisepticum)
  • Mycoplasmose aviaire (Mycoplasma synoviae)
  • Pullorose
  • Rhinotrachéite de la dinde
  • Typhose aviaire

Maladies et infections des lagomorphes

  • Maladie hémorragique du lapin
  • Myxomatose

Maladies, infections et infestations des abeilles

  • Infection des abeilles mellifères à Melissococcus plutonius (Loque européenne)
  • Infection des abeilles mellifères à Paenibacillus larvae (Loque américaine)
  • Infestation des abeilles mellifères par Acarapis woodi
  • Infestation des abeilles mellifères par Tropilaelaps spp.
  • Infestation des abeilles mellifères par Varroa spp. (varroose)
  • Infestation par Aethina tumida (Le petit coléoptère des ruches).

Autres maladies et infections

  • Leishmaniose
  • Variole du chameau

Maladies des poissons

  • Herpèsvirose de la carpe koï
  • Infection à Aphanomyces invadans (syndrome ulcératif épizootique)
  • Infection à Gyrodactylus salaris
  • Infection par des variants délétés dans la RHP du virus de l'anémie infectieuse du saumon ou aux variants RHP0 de ce virus
  • Infection par l'alphavirus des salmonidés
  • Iridovirose de la daurade japonaise
  • Nécrose hématopoïétique épizootique
  • Nécrose hématopoïétique infectieuse
  • Septicémie hémorragique virale
  • Virémie printanière de la carpe

Maladies des mollusques

  • Infection à Bonamia exitiosa
  • Infection à Bonamia ostreae
  • Infection à Marteilia refringens
  • Infection à Perkinsus marinus
  • Infection à Perkinsus olseni
  • Infection à Xenohaliotis californiensis
  • Infection due à l'herpèsvirus de l'ormeau

Maladies des crustacés

  • Hépatopancréatite nécrosante
  • Infection par le virus de la tête jaune
  • Maladie de nécrose hépatopancréatique aiguë
  • Maladie des points blancs
  • Maladie des queues blanches
  • Myonécrose infectieuse
  • Nécrose hypodermique et hématopoïétique infectieuse
  • Peste de l'écrevisse (Aphanomyces astaci)
  • Syndrome de Taura

Maladies des amphibiens

  • Infection à Batrachochytrium dendrobatidis
  • Infection à ranavirus
Maîtrise des maladies animales

Brucellose bovine : Les dispositions de l'arrêté du 29 août 1974 sur la brucellose bovine, ovine et caprine ne sont en fait appliquées qu'aux bovins. Le contrôle de la maladie est basé sur la vaccination des bovins avec le vaccin souche B19 administré par la voie conjonctivale, en particulier pour ce qui concerne le secteur organisé. Parmi les élevages du secteur organisé la première vaccination est effectuée sur les animaux ayant 3 à 6 mois d’âge, les adultes devant parfois faire l’objet d’un rappel après six mois. Les animaux devraient donc être contrôlés à partir de 18 mois d’âge avec un test ELISA. Les animaux positifs à l’épreuve sérologique devraient être abattus et l’éleveur indemnisé. Toutefois, les animaux positifs ne sont pas toujours abattus vu l’impossibilité d’indemnisation due au manque de budget correspondant. En pratique, l’assainissement se fait sur demande de l’éleveur. Malgré les efforts énormes des services vétérinaires pour atteindre un taux de couverture vaccinale élevé, l’absence d’un système d’identification et d’enregistrement des animaux ne permet pas de suivre l’état vaccinal des animaux.

Brucellose ovine et caprine : Le contrôle de la maladie est basé sur la vaccination des ovins et des caprins avec le vaccin souche Rev.1 administré par la voie conjonctivale. La vaccination est effectuée entre les mois de janvier et avril. Les interventions se déroulent de façon différente selon les gouvernorats concernés: les gouvernorats frontaliers et les gouvernorats non frontaliers. Dans les gouvernorats frontaliers, la lutte contre la maladie est basée sur la vaccination annuelle de toutes les femelles ovines et caprines ayant un âge supérieur à trois mois. La même catégorie d’animaux est vaccinée au même âge dans les gouvernorats non frontaliers mais avec une périodicité biannuelle.

Tuberculose Bovine :L'arrêté du 20 mai 1975 prescrit que toutes les exploitations d’élevages de bovins sont obligatoirement soumises à la prophylaxie de la tuberculose. Les vétérinaires sanitaires soumettent, au moins une fois par an, les animaux de l'espèce bovine âgés de plus de 6 mois placés sous leur contrôle, à l'épreuve de la tuberculination. En effet, cette obligation est appliquée sur les élevages organisés (>10 têtes) avec tuberculination annuelle des animaux. Dans les élevages traditionnels, cette prophylaxie se fait de façon volontaire, c’est-à-dire que les éleveurs peuvent adhérer mais ils sont sujet à approbation selon le budget disponible. Les éleveurs traditionnels ne trouvent pas les arguments à adhérer au programme parce qu’ils ne voient pas son impact positif ni sur le prix de vente des animaux ni sur la vente du lait, car la qualification d’élevage indemne de TB n’est pas une condition indispensable pour l’autorisation à la vente du lait. En plus, 80% environ des élevages ont un petit nombre d’animaux (4 - 6 environ).

a) Lorsque la tuberculose est confirmée les mesures suivantes sont entraînées :
b) isolement, séquestration et recensement des animaux de l'espèce bovine,
c) mise en interdit de l'exploitation infectée,
d) marquage des animaux atteints de tuberculose par un T à l'oreille,
e) interdiction de ne laisser sortir de l'exploitation tout animale marqué que pour être dirigé sur l'abattoir le plus proche, pour y être abattu dans les délais suivants :

Les animaux ayant présenté une réaction positive à la tuberculination sans montrer jusqu'à cette date de symptômes cliniques spécifiques, sont abattus dans un délai qui ne peut être supérieur à 6 mois.

Les animaux ayant présenté une réaction positive à la tuberculination

accompagnée des symptômes cliniques caractéristiques de la tuberculose sont abattus dans un délai qui ne peut être supérieur à 3 mois.
f) ségrégation des animaux atteints de tuberculose, dans un local qui leur est réservé,
g) désinfection des locaux et véhicules.
Les animaux abattus sont indemnisés, après une estimation de son prix. Le montant de cette indemnité ne pourra excéder 50% de la perte subie pour les animaux reconnus atteints de tuberculose clinique et 75% de la perte subie pour les animaux qui, en l'absence de signes cliniques, ont présenté une réaction positive à la tuberculination. La perte est calculée d'après la valeur réelle du sujet considéré au point de vue laitier et la valeur récupérée après abattage. Cette indemnité ne sera allouée aux propriétaires que dans un but de reconstitution de leur cheptel bovin.
Les animaux abattus font l'objet d'un prélèvement à l'abattoir. En effet, la surveillance de la maladie se base essentiellement sur l’identification de lésions tuberculeuses à l’abattoir, où il est prévu l’inspection systématique des carcasses avec incision des ganglions. En 2011, le suivi de la maladie a permis d’identifier plus de 1 400 cas de tuberculose bovine, ayant une estimation du 7,7% de bovidés infectés. Toutefois, la situation actuelle des abattoirs, dont la gestion est assurée par les municipalités, est une entrave au bon déroulement de l’inspection vétérinaire. A cela s’ajoute, les problèmes d’identifications et de traçabilité.

Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)

Les encéphalopathies spongiformes transmissibles (ou maladies à prion) sont des maladies neurodégénératives affectant le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Elles touchent certaines espèces animales (bovins, ovins, caprins, félins, visons, cervidés), ainsi que l'homme. Elles sont provoquées par des agents transmissibles non conventionnels (ATNC), également appelés prions, par opposition aux agents biologiques classiques (bactéries, virus, parasites, moisissures). Les ATNC sont particulièrement résistants aux procédés classiques d'inactivation. Ces agents seraient de nature exclusivement protéique, selon l’hypothèse du Prion (acronyme de PRoteinaceous Infectious ONly particle). Ces maladies sont toujours fatales et aucun traitement thérapeutique n’existe encore à ce jour.

Ces maladies sont également caractérisées par une longue période d'incubation (en général plusieurs années, jusqu'à 40 ans chez l'homme). Les lésions observées sont localisées dans le cerveau et forment des cavités au sein des neurones, d’où le caractère spongiforme de ces maladies. Une protéine anormale s’accumule dans certains tissus car sa forme tridimensionnelle est différente de celle de la protéine normale présente à l’état naturel chez l’hôte, la rendant plus difficile à dégrader par l’organisme. Cette protéine anormale (PrPres) est spécifique de ces maladies et recherchée lors des tests de dépistage des EST (programme de surveillance à l’équarrissage et des animaux présentant des signes cliniques ou abattus d’urgence) .

Certaines de ces maladies peuvent se transmettre par voie alimentaire. Ainsi, la maladie de la vache folle (ESB), sous sa forme classique, était liée à l'ingestion par les bovins, de farines animales contaminées qui étaient utilisées dans leur alimentation. Chez l'homme, la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob est causée par l'agent de l'ESB transmis par la consommation de tissus, en particulier nerveux, d’animaux atteints.

Fièvre aphteuse

C'est l’une des maladies animales les plus contagieuses. De ce fait, elle peut entraîner des pertes économiques importantes.

La fièvre aphteuse est inscrite à la nomenclature des maladies réputées contagieuses soumises à déclaration obligatoire et à l’application des mesures de police sanitaire.

Elle touche tous les mammifères bi-ongulés (bovins, ovins, caprins et porcins) et se caractérise par l’apparition d’aphtes et d’érosions sur les muqueuses buccales, nasales et mammaires et sur les onglons (au niveau des bourrelets coronaires des pieds et entre les espaces interdigités).

Ces lésions entraînent une salivation intense et filante (signe caractéristique de la maladie), des troubles de la mastication, des boiteries et des chutes de production laitière.

Souvent bénigne chez les animaux adultes, l’évolution de la maladie peut être mortelle chez les plus jeunes. Les animaux guéris constituent un réservoir de cette maladie en devenant porteurs sains du virus. A ce titre, ils représentent un risque potentiel pour son développement.

Pages