Antibiorésistance et impact économique des épizooties en débat à l’OIE
Les 180 pays membres de l’Organisation mondiale de la santé animale sont réunis à Paris pendant six jours pour élaborer les stratégies à suivre en matière de santé animale. La santé animale est à l’honneur à Paris, transcendant les impératifs politiques. La France a autorisé le ministre russe de l’Agriculture, Alexander Tkachev, qui figure pourtant sur la « liste noire » des personnalités interdites de séjour en Europe, à assister à la 84e session générale de l’OIE, l’Organisation mondiale de la santé animale. Les délégués des 180 pays membres se réunissent en effet du 22 au 27 mai à Paris, au siège de l’OIE, « pour six jours d’échanges visant à adopter de nouvelles normes et lignes directrices internationales en matière de santé et de bien-être animal », explique l’OIE dans un communiqué. Deux priorités sont à l’ordre du jour : l’antibiorésistance avec l’objectif d’entériner les fondements de la stratégie de lutte contre l’antibiorésistance de l’OIE ; et l’économie de la santé animale, destinée à évaluer les coûts directs et indirects des foyers de maladies animales dans les pays membres de l’OIE. La mise en action de cette stratégie passe par la création d’une base de données sur l’utilisation des agents antimicrobiens, ainsi que par la recherche de nouvelles solutions de remplacement. Des actions de sensibilisation seront menées, visant en particulier la prévention de la santé animale à la ferme. L’OIE prévoit de produire des documents de référence gratuits à l’occasion de la Semaine mondiale pour un bon usage des agents antimicrobien.