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Surveillance (Volailles)

Plans de contrôle plan de surveillance (PCPS) dans la filière avicole :
- Plan général surveillance pour la recherche des résidus chimiques dans les produits d’origine animale.
- Plan spécifique de surveillance pour la recherche des résidus dans les œufs de consommation,
- Plan spécifique de surveillance pour la recherche des résidus dans les viandes de volailles,
Un audit a été effectué par l’Office Alimentaire et Vétérinaire (OAV) en Tunisie entre le 13 et le 22 mai 2014 dont l’objectif était d’évaluer l’exécution, par les autorités compétentes et les autres organismes officiellement habilités, des contrôles officiels portant sur les résidus et les contaminants présents chez les animaux vivants et dans les produits d’origine animale, afin de déterminer si ces contrôles garantissent de manière satisfaisante que les produits et les animaux concernés, éligibles à l’exportation vers l’Union européenne , ne contiennent pas de résidus de médicaments vétérinaires, de pesticides ou de contaminants à des concentrations supérieures aux plafonds autorisés dans l’UE (DG/SANCO, 2014).
Il a été constaté que le plan de surveillance des résidus (PSR) en Tunisie est globalement conforme aux exigences de la directive 96/23/CE en ce qui concerne le nombre de prélèvements à effectuer et les groupes de substances à analyser, à quelques exceptions près (par exemple, aucune analyse n’est réalisée pour déceler la présence de coccidiostatiques chez la dinde, et aucun prélèvement n’est effectué pendant plusieurs mois de l’année).
Plusieurs sous-groupes de volailles ne font pas l’objet d’analyses, dans la mesure où les laboratoires tunisiens n’appliquent aucune méthode d’analyse.
Ces manquements peuvent remettre en cause les garanties fournies dans le plan de surveillance des résidus, surtout dans le cas des volailles (même s’il y a lieu de souligner l’absence d’exportations actuellement de volailles vers l’UE).
En ce qui concerne le suivi des résultats non conformes, les PSPC résidus poulets de chair et oeufs de consommation ont révélé l’utilisation de quelques antibiotiques interdits tels que le
chloramphénicol et les nitrofuranes). Même si des procédures claires sont mises en place et que des enquêtes de suivi documentées ont été menées rapidement, les délais d’analyse trop
longs entre l’échantillonnage et l’enregistrement des résultats nuisent à l’efficacité de l’ensemble du processus. Bien que les performances des laboratoires soient positives à certains égards, comme la participation de laboratoires accrédités de l’UE aux analyses aquacoles et les résultats satisfaisants obtenus aux essais d’aptitude, les principaux manquements constatés dans le réseau de laboratoires tunisiens ont trait au contrôle de la qualité (qui en est encore à un stade embryonnaire dans la majorité des laboratoires tunisiens) et au manque de méthodes d’analyse dûment validées. Par conséquent, dans de nombreux cas, les autorités compétentes ne peuvent se fier aux performances des laboratoires
tunisiens. En ce qui concerne les médicaments vétérinaires, les règles régissant leur autorisation, leur distribution et leur utilisation sur des animaux producteurs d’aliments sont globalement
équivalentes aux exigences de l’UE. Même si le système de contrôles officiels portant sur la distribution et l’utilisation de médicaments vétérinaires ne couvre pas tous les points de la
chaîne de distribution, au niveau des exploitations, le travail des services vétérinaires et leur présence fréquente ou continue sur les exploitations aquacoles et avicoles garantissent que
les médicaments vétérinaires sont utilisés conformément aux exigences en matière d’étiquetage.